Mes 22 propositions pour la Banlieue

 

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  • CASSER LES GHETTOS URBAINS

4 propositions pour casser les ghettos urbains :

1. Relever les seuils de logements sociaux prévus par la loi SRU à 30 % dès 2020 (contre 25 % en 2025 à l’heure actuelle), et, à l’inverse, empêcher qu’il existe des communes au-dessus de 50 % de logements sociaux ;

2. Augmenter fortement le barème des amendes pour les communes délinquantes ne respectant pas le seuil minimum, jusqu’à̀ la suppression de la dotation globale de fonctionnement

3. Mettre en place un nouvel outil permettant à̀ la puissance publique de reprendre le contrôle des ensembles de copropriétés dégradées, véritables poches de pauvreté́ ;

4. Transférer du juge au maire la capacité́ à interdire la mise en location de logements réputes indignes, pour en finir avec les marchands de sommeil.

  • DES FRANÇAIS INÉGAUX FACE À LA SÉCURITÉ

2 propositions pour une présence policière appropriée dans les quartiers :

5. Instaurer en Île-de-France un seuil plancher par habitant d’officiers de police affectés à des tâches de sécurité ;

6. Étendre le périmètre de la préfecture de police de Paris à l’ensemble des zones police nationale de l’Île-de-France.

  • REFUSER L’INÉGALITÉ FISCALE

 2 propositions pour refuser l’inégalité fiscale :

7. Remettre à̀ plat la fiscalité locale à partir du potentiel fiscal des villes ;

8. Introduire la dégressivité́, allant jusqu’à̀ la suppression, dans le calcul de la dotation globale de fonctionnement pour les villes au-delà̀ d’un certain seuil de richesse.

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  • LA SÉGRÉGATION SCOLAIRE

5 propositions pour rebâtir l’Éducation nationale :

9. Introduire des dispositifs spécifiques dans les carrières des personnels de l’Éducation nationale, autour de nouvelles obligations et incitations, a n d’asseoir dans la durée des contrats de développement pour les établissements dans lesquels on trouve le plus de décrocheurs et où les résultats au brevet et au bac sont les plus bas.

10. Passer d’un recrutement départemental des instituteurs à un recrutement régional pour pallier le manque de candidats au concours dans les zones les plus défavorisées.

11. Généraliser les expérimentations de “busing” à la française, entreprises par le passé mais abandonnées sans raison valable sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, pour emmener les écoliers des quartiers défavorisés dans les établissements voisins et ainsi forcer la mixité so- ciale.

12. Faire rentrer les parents à l’école en rendant obligatoire, dans le réseau d’éducation prioritaire, une rencontre parent-professeur trimestrielle, du primaire au baccalauréat, pour tous les enseignements, généraux et professionnels.

13. Créer une école des parents pour les former à l’accompagnement et à l’orientation de leurs enfants.

  • L’ACCÈS INÉGALITAIRE À L’EMPLOI

4 propositions pour l’égal accès à l’emploi de tous les jeunes :

14. Systématiser dans tous les établissements du secondaire du réseau d’éducation prioritaire un programme de rencontres avec des chefs d’entreprises, des anciens élèves au parcours modèle, des acteurs culturels, pour ouvrir le champ des possibles. Ces initiatives existent de manière éparses, il faut les rendre obligatoires et leur donner un cadre et des moyens stables. 15. Rendre obligatoire à l’ensemble des écoles, instituts de formation et CFA dans lesquels un stage ou un contrat d’apprentissage est inscrit au cursus, le fait de contracter avec les entre- prises du bassin d’emploi, pour proposer à leurs étudiants des stages adéquats.

16. Réformer la profession professionnelle pour les outsiders : dédiée aujourd’hui à ceux qui sont dans l’emploi, nous devons la tourner principalement vers ceux qui n’en ont pas ou plus et qui ont un problème d’adaptation au marché du travail.

17. Ouvrir la possibilité aux associations de lutte contre le racisme et les discriminations, de procéder à de vastes campagnes de “testing” en entretien d’embauche, comme cela existe depuis longtemps pour les entrées en boite de nuit.

  • ROMPRE L’HYPOCRISIE AVEC LES DISCRIMINATIONS

2 propositions pour mettre un terme à la ségrégation territoriale et ethnique :

18. Réformer en profondeur la loi sur le droit au logement opposable (DALO) qui attribue des logements aux plus pauvres, dans des quartiers déjà très pauvres ;

19. Rendre la police nationale et municipale plus mixte en ouvrant, pour 10% de ses effectifs, le système de l’engagement. Comme dans l’armée, le-la jeune souhaitant devenir faire partie de la police devra s’engager, avant d’être formé-e.

  • TOUS CITOYENS, TOUS FRANÇAIS, TOUS RÉPUBLICAINS

2 propositions pour former des citoyens :

20. Ouvrir la naturalisation pour les personnes âgées de plus de 65 ans qui ont vécu 25 ans en France et qui ont un enfant français.

21. Rendre le vote obligatoire, comme cela se fait en Belgique, au Luxembourg, en Grèce, en Australie etc., et faciliter l’inscription sur les listes électorales, comme l’a permis la loi du 1er août 2016 rénovant les modalités d’inscription sur les listes électorales (prolongation du délai d’inscription jusqu’à 30 jours avant l’élection, etc).

  • CONSTRUIRE UNE MÉMOIRE PARTAGÉE

Nous constatons que l’oubli de la part coloniale de notre Histoire a produit une forme de gangrène qui affecte toujours la société française . Aujourd’hui, comme le soulignent l’éditeur François Gèze et l’historien Gilles Manceron, « il n’est pas exagéré de parler d’une maladie algérienne de la société française depuis l’indépendance de cette ancienne colonie qui avait même constitué de 1848 à 1962 une partie of cielle de son territoire ». « Les séquelles du passé colonial dont [la guerre d’Algérie] forme l’apogée constituent le soubassement de manifestations racistes et islamophobes parfois au cœur de l’Etat, présentant nombre de traits communs avec le racisme républicain qui était en vigueur dans l’Algérie coloniale ».

22. Sur le modèle du livre de la France dans le Monde, sous la direction de Patrick Boucheron, nous proposons que des historiens de toute tendance, spécialistes de l’histoire coloniale et de la décolonisation des deux côtés de la Méditerranée puissent produire, si ce n’est une histoire commune, au moins une histoire partagée, a n d’arriver selon le beau mot d’Hugo Melchior à un « compromis mémoriel ».

 

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